AIGLE

Symbole du génie et de la longévité. Il est représenté bicéphale, aux ailes éployées, veillant un cadavre.

JEAN L’ÉVANGÉLISTE

Fête le 27 décembre.

Fils du pêcheur Zébédée et frère de saint Jacques-le-Majeur, le Christ le choisit comme un des douze et il devint le disciple préféré. Il est à Cana, au cours de la Cène on le voit appuyant sa tête sur la poitrine du Christ, il est au pied de la Croix.

C’est a Éphèse que le grand prêtre du temple de Diane lui fait boire une coupe empoisonnée, ayant fait le signe de la croix il en absorbe le contenu sans éprouver aucun mal.

Il prêche l’Évangile en Judée, en Asie Mineure. À Rome, lors de la persécution de Domitien il est plonge dans un chaudron d’huile bouillante d’où il ressort intact. Il meurt fort âgé après avoir écrit le quatrième évangile. D’après la critique moderne l’apocalypse ne serait pas son œuvre.

Culte

Il est le patron des théologiens, des écrivains, des foulons, des armuriers, des huiliers, des imprimeurs et des libraires.

Iconographie

Ses attributs les plus fréquents sont l’aigle et la coupe empoisonnée.

Le Tétramorphe

Les quatre animaux du Tétramorphe (l’aigle – le boeuf – le lion et l’homme ou l’ange) sont les attributs généralement donnés aux quatre Evangélistes, Jean, Luc, Marc et Matthieu.

L’origine de ces symboles se trouve dans la vision d’Ézéchiel et dans l’Apocalypse où il est dit qu’ils entourent le trône du Seigneur.

Jean a l’aigle car il insiste sur l’Ascension du Christ ; Luc a le boeuf, animal de sacrifice, pour avoir fait remarquer le rôle de victime du Messie. Marc, débutant par la prédication de Jean-Baptiste dans le dessert, se voit attribuer le lion dont le rugissement remplit la solitude. Matthieu débutant son Évangile par la généalogie du Christ est symbolisé par l’homme, symbole de la descendance humaine et de l’Incarnation de Jésus-Christ.

Aigle lutrin en bois sculpté
Aigle lutrin

ANE – ANESSE – ANON

Animal doux et humble surnomme ‘le cheval du pauvre ». Son rôle, dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament est sympathique. L’ânesse de Balaam s’arrête devant l’ange qui lui barre la route – dans la crèche, il réchauffe de son haleine l’enfant-Jésus – il prête son échine a la Vierge lors de la fuite en Égypte, au Christ lors de l’Entrée a Jérusalem.

Il incarne cependant l’ignorance, l’obstination et aussi la lubricité.

christ des rameaux sur son âne.

L’ENTRÉE A JÉRUSALEM

A la lecture des Évangiles, nous apprenons que Jésus, suivi des Apôtres, descend de Beéthanie vers Jérusalem, monté sur un âne réquisitionné par les Apôtres.

L’évangéliste Matthieu, se référant a Zacharie, indique par erreur que les disciples amenèrent a Jésus une ânesse et son ânon, alors que le Christ n’avait besoin que d’une seule monture. La légende populaire nous apprend que cette ânesse n’ayant pu, après la Résurrection, continuer de vivre à Jérusalem, émigra en Italie ou elle mourut de vieillesse a Vérone, où au XVIIe siècle, on rendait encore un culte a ses os. Calvin nous fait savoir que sa queue se trouvait dans le trésor de la cathédrale de Gênes !

Culte

Commémoration le Dimanche des Rameaux. D’après la critique moderne, cet épisode est dénue de tout fondement historique.

Iconographie

Le Christ nu-tête, a califourchon les pieds ballants, bénit la foule.

Ce groupe servait en certains lieux a reconstituer par une procession l’Entrée du Christ a Jérusalem.

Culte populaire en Allemagne du Sud, en Alsace et en Suisse. On en trouve cependant un exemplaire dans le Brabant et en Picardie. Il y a actuellement 18 reproductions connues de par le monde.

Jadis plus nombreux, ces groupes furent détruits au cours de la Réforme.

Christ des rameau sur son âne, statue gothique chez meubler son château

BOEUF

FURSY DE LAGNY ET DE PERONNE

Fête le 16 janvier.

Moine irlandais, disciple de Saint Colombin. Fonde le monastère de Lagny-sur-Marne et meurt vers 650 a Peronne.

On déposa son corps sur un chariot attelé de deux boeufs et il fut décidé que ses reliques resteraient la où les boeufs s’arrêteraient.

Iconographie

Représenté deux boeufs couches a ses pieds.

ISIDORE LE LABOUREUR DE MADRID

Fête le 15 mai.

Saint légendaire espagnol. Valet de ferme, il interrompait souvent son travail pour prier. Surpris par son maître, il est remplacé au mancheron de sa charrue par un ange qui achève le sillon commencé pendant qu’il faisait oraison.

Culte

Sa fête fut fixée au printemps, à la saison des semailles. Son culte a essaime au XVIIe siècle, dans le Forez, en Picardie et en Bretagne.

Patron des laboureurs et des fermiers.

Protecteur des récoltes.

Iconographie

Vêtu en paysan, il conduit un attelage de boeufs ou prie a genoux tandis qu’un ange le supplée à sa charrue. On le reconnait en outre a ce qu’il fait jaillir une source d’un coup de bêche.

Saint ISIDORE patron des laboureurs

VACHE

BRIGIDE D’IRLANDE

Fête le 1 er février.

Sainte nationale des Irlandais. On la dit parfois, à tort, Écossaise, Car jusqu’au XIII ème siècle, on désignait indifféremment l’Irlande par les mots Scotia où Hibernia.

C’est à sa vache que cette sainte doit sa renommée. Elle distribuait aux pauvres des mottes de beurre qu’elle barattait elle-même : un ange les lui rendait.

Un jour qu’elle reçut dans son monastère la visite de plusieurs évêques, elle eut l’idée de traire trois fois sa seule vache qui lui donna, en une journée, autant de lait que trois bonnes vaches laitières.

Culte

Patronne des laitières. Protectrice des vaches et des basses-cours.

Iconographie

Représentée tantôt en abbesse, tantôt en fermière avec une vache auprès d’elle.

Sainte brigitte d'Irlande.
Sainte Brigitte d’Irlande en bois sculpté, dos ébauché. Debout, elle tient un livre ouvert dans la main gauche, son autre main serrant un bâton auquel est suspendue une étoffe ; elle est vêtue en abbesse avec une vache à ses pieds. Allemagne vers 1500.

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